Archives par étiquette : 37e Hestejada de las arts

Retour sur : vendredi 22 août 2014, Villandraut et Uzeste

Musique improvisée contemporaine, Jean-Luc Capozzo et Émile Parisien

Radio Uz pour ARL, compte-rendu de la journée

Retour sur : jeudi 21 août 2014 à Villandraut et Uzeste

Parti pris d’amourettes de et par René Martinez

Papapnosh oh yeah !

Coût du capital, entretien débat

Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ?, conférence de Roland Gori

Cabaret vocal

Uzeste Maloya

Qui dit mieux

Radio Uz pour ARL

Radio Uz en streaming

L’aléatoire streaming de Radio Uz pour écouter et réécouter les enregistrements de Radio Uz réalisés au cours de la 37e Hestejada de las arts.

 

Retour sur : mardi 19 août 2014 à Noaillan, Villandraut

Musique contemporaine improvisée

Pâté pour chiens

Artifice Opéra

Radio Uz pour ARL, le compte rendu du mardi 19 août

 

Retour sur : dimanche 17 août 2014 à Saint Symphorien

Retour sur : samedi 16 août 2014

 

 

Programme de la 37e Hestejada de las arts

En cliquant ici : PROGRAMME COMPLET DE LA 37ecouv 37e

Et en cliquant ici : RÉSERVATIONS SPECTACLES

Édito

Uzeste Musical n’est pas qu’un lieu dit mais bien plutôt un acte donné. 37e édition, archipélisée comme jamais. Butiner par les villages pour une pollénisation poïélitique, c’est excellent pour nos imaginations d’œuvriers artistes créateurs, cela nous remet les consciences à fleur de peau. L’art d’avertir, lutter contre l’assourdir du divertir !… Inventer le « vivre » d’une nouvelle relation gratuite entre artistes et spectateurs habitants villégiateurs visiteurs festivalseurs. Résister à la téléréalité de la consommation cuculturelle, à l’industrie du divertissement et autres loisirs garnis (ces machines à rendre les espaces du cerveau indisponibles…) D’ici d’en inter-mutants solidaires des luttes contre l’enfumage établi d’une société qui finit par s’en mépriser elle-même !

« Aux soleils de la lutte, la servitude fond » (Brecht)

« Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ? » Le dernier ouvrage de Roland Gori (psychanalyste) nous avertit. L’écran-image d’épinal du moment, le graal en couleur stéréo c’est la star héroisée comme maniement décomplexé à mort, de tous les fétiches de la réussite sociale, le pouvoir, l’argent, la télévision, les enchanteurs show bizz, le show biz biz (jazz, rap, rock, pop, etc.) les vedettes sportives, top modèles etc. Hypertrophie du je, jeu de fric en fric frac…. les tremplins trompe couillons. Manipulation du langage. Les mots que l’on nous habitue à voir et à entendre, partout, modifient notre perception du réel et de la vie. Stratégie sémantique ! quand : licenciement devient plan social, chômeur demandeur d’emploi, citoyen client, femme et homme de ménage techniciens de surface, syndicaliste preneur d’otage, immigré personne issue de la diversité, intermittent privilégié, engagement divertissement, loisir plaisir, libéral liberté, communication espace public, design art, image langage, musicien (en)chanteur, musique décibel, zapping attention, gotha démocratie, avatar identité. Les mots sont des masques qui n’ont rien à cacher ? « La folie guette toujours l’intelligence impuissante » Oh, vieille sorcière de servitude volontaire… Oh, infernal vieil accent circomplexe d’infériorité. Quand les victimes deviennent des bourreaux.

L’Uzeste Musical, toujours coup de théâtre, bifurcation, imperfection subjective, déséquilibre stable, parasitage de la com ébahie, vérité de la palissade, résistance du divers à la consanguinité financière. La recherche dans la création artistique est-elle soluble dans la rentabilité éco- nomique….? Efficiente dans la rentabilité éducative, philosophique, esthétique, citoyenne, politique ? « C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal » (Hannah Arendt) Quand la quantité décide de la qualité, ce n’est plus le « pourquoi » de l’enfance en soi qui conte (compte) c’est le « combien » de l’infantilisme en poids qui coûte. Si l’amour rend aveugle, dit-on, le fric lui rend sourd…! Ne soyons pas les dindons de la force, les boucs et mystères, les chairs à pognon. Mettons de la liberté dans nos idées, laissons aller respirer la pensée. Au nom du droit du rêve, vive la désobéissance poïélitique. Bernard Lubat

« Un art libre, induit un regard libre » (Robert Bresson)